LES VARIANTES DU C3 ….
Première variante, 1939-1940 :

Le premier Argus C3 était virtuellement identique au C2, excepté pour sa capacité à synchroniser un flash. Et aussi pour sa gamme de vitesses, qui était repassée à 10, comme sur la première version du C2 …
Le levier d’armement et le compteur de vues demeuraient en métal, le dos étaient vissé à l’aide de 10 vis, le disque mémo ornant le dos était gradué en Weston et les œilletons étaient cerclés de métal. L’objectif n’était pas traité. Les ouvertures sont repérées à « l’ancienne mode », soit 3.5, 4.5, 6.3, 9, 12.7 et 18.
Deuxième variante, 1940-1942 :
1940 : « IRC » (International Research Corporation) est rebaptisé en « International Industries, Incorporated ».
1941 : « International Industries, Incorporated », devient « Argus Incorporated ».
Seule différence, sa gamme de vitesses qui devient celle de la deuxième version du C2, soit 7 vitesses. Ce fut le dernier type de C3 produit avant le début de la seconde guerre mondiale. Les rumeurs de C3 vert olive ne sont pas vérifiables, la production reprit en 1945 avec une énorme commande de l’armée pour son réseau de magasins « PX ».
Septembre 1943 :
Mort de Charles Verschoor, à Ann Harbor.
Troisième variante, Juste après guerre-début 1948 :
L’objectif est désormais traité, et les ouvertures sont repérées 3.5, 4, 5.6, 8, 11 et 16. Le levier d’armement est désormais noir.
Quatrième variante, 1948-1950 :
Au début de 1947, l’industrie photographique Américaine commença à changer le mode de mesure de sensibilité des films, passant des anciens degré Weston à la nouvelle norme ASA (American Standart Association). En 1948, les ASA avaient fait disparaître les degrés Weston. Le C3 quatrième variante adopta donc un cercle mémo exprimé en ASA. A part cela, pas de différence avec le précédent.
Cinquième variante, 1950-1954 :
Le nom ARGUS est désormais affiché sur la façade de l’appareil, sous le levier d’armement. Le compteur de vues est en plastique noir, la charnière du dos ne comporte désormais que 8 vis.
Sixième variante, 1955-1956 :
Cette variante vit apparaître le système « Colormatic », dans lequel vitesse, ouverture et distance sont codés avec des couleurs. Une plaque expliquant le principe est collée à l’intérieur du rabat de la housse. Par exemple, pour des photos d’extérieur, avec un film couleur, il suffisait d’aligner les trois réglages sur la couleur jaune. Avec un film noir & blanc, il fallait choisir la couleur rouge. Et enfin pour l’utilisation avec un flash, les repères vert assuraient une exposition correcte.
Rappelons que les gammes de films offrent peu de sensibilités différentes, d’où les indications « pour la couleur » et « pour le noir & blanc ».
La gamme de vitesse est passée à 5, réparties de manière non régulière sur le disque.
Autre différence, le disque mémo disparaît du dos qui garde ses trois bandes de cuirette.
19 Septembre 1956 : Sylvania annonce qu’il est intéressé par l’achat d’ARGUS.
Septième variante, 1957-1958 :
1957 : « Argus Incorporated » devient « The Argus Division of Sylvania Electric Products, Inc. ».
Cette variante conserve le système Colormatic, mais cette fois les 5 vitesses sont régulièrement réparties sur le sélecteur. Un griffe porte accessoire est ajoutée, obligeant à décaler le petit disque de renfort du télémètre vers la droite (appareil de face). L’enjoliveur masquant l’engrenage entre télémètre et objectif diminue de diamètre (Ceci pour faciliter le démontage des optiques).
Huitième variantes, 1958-1966 :
En 1958, le C3 subit ses plus grosses modifications, quoique surtout cosmétiques. Sylvania Electric était désormais propriétaire de la marque.
Les système de Colormatic était conservé sur cette version, mais l’ensemble présentait une nouvelle ligne. Les sélecteur de vitesse, du télémètre furent redessinés. L’objectif complètement refait, était plus moderne. Le déclencheur devenait plat et plus gros, un peu comme le champignon des C et premiers C2. Le levier d’armement, en métal noir, prenait la forme d’une goutte d’eau stylisée. La charnière était désormais peinte en noir. Le dos perdait ses trois bandes pour être uniformément noir. Et enfin, le nom de ce « nouvel » appareil était : « Standart ».
Dans le même temps, une autre version était mise en vente, inaugurant un nouveau système, cette fois basé sur une indication fournie par une cellule dédiée. Ces indications, en fait des EV, devaient être reportées sur le sélecteur de vitesses et la bague des diaphragmes, afin d’avoir une exposition correcte. Plus de vitesses en millième de seconde ou d’ouverture en f:/, mais un chiffre, donnée par cette indispensable cellule, dénommée LC-3. Par ailleurs, l’appareil étaient identique au Standart, mais traité en deux couleurs, beige et noir. Son levier d‘armement était chromé. Seule la bande comprenant les viseurs étaient garnie de cuirette noire (au grain plus fin que les précédents C3), le reste étant en cuirette beige, dos en une pièce compris. Ce fut donc le « Match-Matic » .
Neuvième variante, 1958 :
Gardons le plus rare pour la fin : le GoldenShield !!
Ce rare spécimen était un Match-Matic habillé de mille feux.
Il est recouvert de « Mylar », une fibre synthétique argentée, révolutionnaire, découverte par la firme Américaine « Dupont de Nemours ».
Cela lui donne des airs de cosmonaute !
Un blason orange aux armes de la firme « Golden Shield » est situé sous le levier d’armement. La firme « Golden Shield Corporation » établie à Great Neck (New-York), apposait ce logo sur les appareils pour les vendre dans des magasins comme les bijouteries ou les pharmacies !!! On ignore combien furent vendus, et pendant combien de temps ils furent disponibles. Mystère total ! Si vous en croisez un, n’hésitez pas, même s’il est très cher !!! Le prix moyen aujourd’hui est, d’environ 250 US $….
Nous allons ensuite reprendre le cours chronologique des choses, nous nous sommes un peu égarés avec cette saga du C3 !!







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